Pourquoi un conducteur de Xpeng G6 ne reviendra plus à une européenne ?

Dans le segment des SUV familiaux, auparavant, il y avait les Allemandes (Audi, BMW, Porsche avec sa Cayenne…) et Tesla pour les modèles électriques (la Tesla Model Y ne cesse d’étonner son monde). Dorénavant, il faudra compter sur l’ Xpeng G6. Pour les plus technocrates de ces conducteurs, ce sont les marques qu’il fallait chercher pour le summum de la connectivité et de la vitesse, sans avoir à payer de surtaxes !

Dans ce segment huppé, la tentation de rester en terrain connu est donc immense. Porsche, BMW ou encore Volkswagen pour l’assurance, Tesla pour l’anticonformisme. Pourtant, il y a un nouveau sur le marché et qui commence à créer (d’immenses) des vagues. Xpeng et la G6 ne font plus rire personne. Les voitures chinoises électriques sont partout en Europe, et elles ne rigolent pas.

Marc est un de ces conducteurs qui ont décidé de franchir un cap et de tenter le grand saut technologique en faisant de la G6 son daily. Travaillant dans la région lilloise, il a troqué son break BMW diesel pour un Xpeng G6 Long Range. Une voiture chinoise électrique. MAIS, assemblée en Europe, en Autriche plus précisément.

Il compte actuellement 18.000 kilomètres à son volant. 8 mois d’utilisation quasi-quotidienne. Et son bilan est très flatteur (presque sans appel) pour la marque chinoise : il avoue qu’il lui sera très difficile de revenir à une marque européenne.  Vie à bord, architecture de recharge 800 Volts, Dragon Futé a échangé avec lui.

L’effet de l’architecture 800 Volts

Pout notre Lillois, le premier point de non-retour, c’est bien évidemment la vitesse de recharge. Surtout durant les longs trajets.  C’était le choc : grand voyageur, faisant souvent des allers-retours entre Lille, Paris et Bruxelles, son principal souci, c’était les temps de recharge.

Sur autoroute

Agréable surprise : l’architecture 800V est de série sur l’Xpeng G6. Et sur les bornes rapides (ionity, Fastned), la recharge de sa voiture surprend… et écrase la concurrence. « Sur mon ancienne berline européenne, la puissance de charge s’effondrait dès les 40 % de batterie. Avec le G6, la puissance grimpe instantanément à 215 kW et maintient un plateau ultra-haut. Passer de 10 % à 80 % prend 20 minutes chrono, soit exactement le temps de passer aux toilettes et de prendre un café », explique Marc.

L’autonomie réelle de la voiture

L’Xpeng G6 Long Range est équipé du pack NMC de 87,5 kWh. Ce SUV coupé possède (selon le constructeur) une consommation moyenne de 17,5 kWh / 100 km, en usage mixte. Le grand test de l’auteur : avec une vitesse stabilisée à 130km/h, l’autonomie réelle se maintient autour de 285 km ! Ce qui lui permet de faire des voyages sans anxiété aucune !

L’environnement logiciel : une IA qui comprend, un écran qui répond

En tant qu’ingénieur informatique, Marc est fasciné par le sujet ! Et selon lui, c’est sur ce point que le fossé avec les modèles européens se creusent de plus en plus.

Le Zéro latence

Avec des puces Snapdragon Cockpit, l’infodivertissement chez Xpeng offre une réactivité identique à celle d’une Xiaomi 18 Pro tournant sous la dernière puce de Qualcomm. Les systèmes embarqués des constructeurs traditionnels, souvent lents et complexes, semblent appartenir au passé.

Une IA…intelligente

« C’est le premier assistant vocal automobile qui comprend les commandes complexes sans broncher. On peut lui demander de baisser la température de 2 degrés à gauche, de fermer le velum du toit panoramique et de lancer une playlist, le tout en une seule phrase ». Ce constat de Marc en dit long.

Une finition digne de la meilleure des européennes

On peut dire que c’est « l’effet Magna Steyr ». C’est dans cette usine autrichienne (à Graz) que Xpeng assemble ses modèles à destination du marché européen. Réputée pour ses chaines de montage ultra-moderne, cela se traduit directement dans le ressenti des conducteurs.

Quand un conducteur souhaite se lancer dans une aventure avec une voiture électrique chinoise, la qualité de fabrication est un frein majeur. Et cela, Xpeng l’a très bien compris. Et son implantation en Autriche prend alors tout son sens.

Chez Magna Steyr, les standards de fabrication sont d’une rigueur absolue. Et Marc le confirme : « Les ajustements des panneaux de carrosserie sont millimétriques et les matériaux moussés à bord n’ont rien à envier aux standards premiums allemands. L’insonorisation sur autoroute est même supérieure à mon ancien break. »

Ce qui demande encore un temps d’adaptation

Malgré son enthousiasme, Marc note deux points spécifiques liés au design et aux réglementations :

  • L’absence de lunette arrière : Le design aérodynamique du G6 sacrifie la vitre arrière traditionnelle. On roule en permanence via un rétroviseur central numérique (une caméra haute définition). Si le rendu est excellent de nuit, cela demande quelques jours d’adaptation par forte pluie ou lorsque le capteur est sale.
  • La surveillance de l’attention intrusive : La petite caméra située sur la colonne de direction, qui vérifie que le conducteur garde les yeux sur la route pour répondre aux normes de sécurité européennes, se montre parfois un peu trop bavarde en bipant au moindre regard prolongé vers l’écran central.

Le verdict de Dragon Fûté

Marc est amoureux de sa voiture. Et cela se voit et s’entend. Notre homme a voulu se faire discret, et nous a gentiment demandé de ne pas publier de photos. Mais son témoignage révèle une réalité implacable et lucide : les constructeurs historiques européens ne luttent plus sur le terrain de la motorisation ou encore sur la qualité du châssis. La bataille se déroule aussi sur le terrain du logiciel embarqué et bien évidemment de l’architecture électrique.

Xpeng ne laisse personne indifférent : en combinant la vitesse de recharge 800V, avec une interface conducteur ultra-fluide, en passant par une qualité de fabrication irréprochable, la marque chinoise a de solide arguments. Pour les technophiles avérées ( et les amateurs de silhouette galbée…) le G6 s’impose comme un choix rationnel. Revenir en arrière ? Impossible après y avoir goûté.

Guide d'importation Europe

Tout savoir sur les droits de douane, l’homologation et les étapes pour importer un VE chinois en France et en Europe.

Marques populaires

Newsletter

Recevez les dernières actus VE chinois chaque semaine.

Retour en haut